Pica à collier

Pica à collier
Photo : Ryan Agar

Nom

  • Nom commun : Pica à collier
  • Nom scientifique : Ochotona collaris
  • Ordre : Lagomorphes
  • Famille : Ochotonidés

Également appelé

Lièvre criard, lièvre siffleur, lapin des rochers, pika à collier

Observation

  • Les picas à collier vivent dans des talus d’éboulis en zone alpine.
  • Ils sont faciles à repérer grâce à leurs cris d’alarme que l’on peut entendre de loin dans les montagnes. Par contre, bien qu’on les entende, ils ne sont pas nécessairement faciles à voir, puisqu’ils se camouflent parfaitement au travers des roches. Tentez de localiser le cri, puis observez attentivement les roches à la recherche de mouvement ou d’une silhouette de pica se profilant dans le ciel.
  • Si vous êtes prêts de leur territoire, les picas pourraient s’approcher à quelques mètres de vous, si vous restez immobiles et silencieux durant quelques minutes.
  • Vers la fin de l’été et en automne, recherchez des tas de plantes, appelés « tas de foin », placés bien en évidence entre les roches. Ce sont des « garde-mangers » construits par les picas en prévision de l’hiver.

Signaler l’observation de pica à collier

La situation de l’espèce a été désignée « préoccupante » par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Signalez votre observation au Centre de données sur la préservation des espèces du Yukon.

Protocole pour repérer le pica à collier

Description

  • Corps petit et trapu, membres courts et oreilles rondes.
  • Pelage gris, apparence semblable à celle d’une souris.
  • Queue discrète en pelote, longues moustaches.

En bref

  • Longueur : de 15 à 20 cm
  • Poids : 160 g
  • Longévité : 6 ans
  • Prédateurs : buses, hiboux, ours, hermines
  • Habitat : toundra alpine

Statut de conservation

Qu'est-ce qu'un statut de conservation? (en anglais)

  • Yukon : S3 (vulnérable)
  • Mondial : G5 (stabilité démontrée mondialement)

Estimation de la population au Yukon

Non déterminée.

Comportement

Les picas à collier occupent les mois d’été à élever leurs petits et à accumuler des plantes en tas au travers des roches en prévision de l’hiver. Ils n’hibernent pas, ce qui signifie qu’ils doivent avoir des réserves de nourriture sous la main pour survivre aux mois les plus froids. Ce sont des animaux solitaires, qui préfèrent rester de 20 à 75 m de distance de leurs voisins. Les picas ont un cri fort et distinctif, qu’ils utilisent pour annoncer leurs territoires.

Alimentation

Feuilles de dryades à feuilles entières, lupins, vesce, herbes hautes et arbustes.

Distribution

Collared Pika distribution map
 

Sons et observation

Pika track, front.
Trace de pica à collier, patte avant : 1,9 x 1,5 cm.
Pika track, hind.
Trace de pica à collier, patte arrière : 2,5 x 1,9 cm.
Haypile.
Tas de foin. Photo : K. O’Donovan.
Scat pellets.
Excréments, 0,3 cm.

Le pica à collier et l’humain

  • Selon les peuples Tutchone du Sud, déranger un pica portait malheur, puisque cela présageait du mauvais temps.
  • Les picas ne sont pas piégés pour leur fourrure ni leur viande, et la perturbation directe des picas est minimale en raison de la nature éloignée de leur habitat.
  • Les effets des changements climatiques sont la plus grande menace des picas. Ceux-ci survivent le mieux dans des conditions fraîches et sèches; les extrêmes climatiques, tels des températures estivales élevées ou des hivers glacials et humides, pourraient réduire leur chance de survie. La perte d’habitat alpin en raison de l’empiétement des arbres et des arbustes pourrait aussi réduire le nombre d’habitats convenables pour les picas.

Rapports