Déclaration du ministre Laking sur les défis liés à l’abordabilité et sur la nécessité pour le gouvernement fédéral de contribuer aux projets d’énergie

Déclaration de Ted Laking, ministre de l’Énergie, des Mines et des Ressources :

« Mardi, je me suis présenté devant le Comité permanent des affaires autochtones et du Nord pour parler de l’abordabilité dans l’Arctique au nom de la population yukonnaise.

« J’ai commencé par un message simple : la hausse du coût de la vie menacera bientôt la capacité de notre territoire à retenir les familles, à attirer de la main-d’œuvre et à faire croître son économie. En septembre, l’inflation a atteint 6,1 % à Whitehorse, soit près du double de la moyenne nationale de 3,1 %. En plus de la croissance des coûts liés à l’alimentation, au logement et au transport, les familles yukonnaises doivent subir des hausses des tarifs d’électricité, totalisant 34 % entre 2025 et 2027.

« Chauffer sa maison, ce n’est pas un choix lorsque le mercure atteint les -40 °C. À un certain moment, les gens doivent prendre des décisions difficiles. Le coût de la vie au Yukon est directement lié au réseau électrique.

« Le territoire n’est raccordé à aucun réseau électrique canadien. Nous devons produire notre propre électricité, entretenir nos infrastructures et répondre à la demande importante sans cesse croissante en hiver. Les coûts sont exorbitants et assumés par un nombre relativement restreint de contribuables.

« Au sud du pays, le coût d’un investissement majeur dans le secteur de l’électricité peut être réparti entre des millions de clients, alors qu’au Yukon, ce genre d’investissement doit être financé par seulement 24 000 clients. Ici, pour un ménage moyen, l’augmentation tarifaire actuelle de 34 % pourrait se traduire par une hausse de 235 $ par mois. 

« Je tenais à ce que le Comité comprenne ce qui est à l’origine de ces hausses. Elles sont attribuables au maintien de la sécurité des infrastructures vieillissantes, au remplacement de l’équipement qui a atteint la fin de sa durée de vie utile et à la construction de la capacité de production nécessaire pour assurer l’approvisionnement. Ces investissements doivent être réalisés. Au Yukon, en hiver, la fiabilité de l’approvisionnement en électricité n’est pas une question de confort – c’est une question de sécurité publique.

« En décembre dernier, les températures qui ont chuté à environ -45 °C ont fait craindre des délestages. Certains clients industriels ont dû se débrancher du réseau et produire leur propre électricité pour nous aider à maintenir la stabilité de l’approvisionnement.

« J’ai indiqué au Comité que nous avions besoin de l’aide du gouvernement fédéral pour contrôler les coûts que doit assumer la population. Il pourrait nous aider à éviter que la prochaine vague d’investissements nécessaires dans les infrastructures n’aggrave encore davantage une situation déjà difficile. L’augmentation de 34 % précédemment mentionnée correspond au coût des investissements que nous avons déjà dû effectuer.

« Notre évaluation du réseau électrique montre que les infrastructures nécessiteront des dépenses additionnelles de plus d’un milliard de dollars au cours des prochaines années. Sans un investissement fédéral important, les familles yukonnaises pourraient devoir assumer une hausse supplémentaire de 53 %. Pour un ménage moyen, cette augmentation représenterait 2 100 $ de plus par année. 

« Nous avons examiné attentivement à quoi pourrait ressembler une contribution réaliste du Yukon. En réalité, nous n’avons pas les moyens de réaliser ces investissements par nous-mêmes, pas plus que les contribuables. Sans un approvisionnement suffisant en électricité, nous devrons prendre des décisions difficiles : pourrons-nous raccorder les nouveaux lotissements, soutenir les entreprises en croissance ou fournir l’électricité nécessaire aux grands projets industriels? 

« Nous approchons le moment où une pénurie d’électricité pourrait déterminer si le Yukon est capable de croître tout court. S’attaquer aux défis que connaît le territoire est un projet d’intérêt national.

« Il est essentiel de garantir un approvisionnement fiable et abordable afin d’attirer les familles, la main-d’œuvre et les investissements, d’exploiter nos ressources et d’assurer une présence canadienne forte dans le Nord.

« Ces objectifs nationaux nécessitent certaines infrastructures, et il ne serait pas raisonnable de s’attendre à ce qu’une petite population nordique (dont la taille représente la moitié de celle de Sault Ste. Marie) puisse assumer seule la totalité des coûts.

« Le Yukon a tant à offrir, mais cela ne veut rien dire si les familles ne peuvent pas se permettre d’y vivre, si les entreprises n’ont pas les moyens d’y exercer leurs activités et si les industries n’ont pas accès aux infrastructures dont elles ont besoin pour croître.

« Comment pouvons-nous bâtir un Nord canadien fort si les populations nordiques ne peuvent se permettre de continuer à y vivre?

« Nous avons fait part de ces préoccupations au gouvernement fédéral et avons eu, jusqu’à présent, des discussions encourageantes et positives. 

« La population yukonnaise ne peut pas se permettre d’assumer ces coûts à elle seule. Nous avons besoin que le gouvernement fédéral nous aide à atténuer la croissance des coûts que subissent les familles aujourd’hui et à prévenir des hausses encore plus importantes demain. »

Renseignements

Tim Kucharuk
Attaché de presse
Communications
Conseil des ministres
867-335-2419
[email protected] 

Numéro du communiqué :
26-303
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Date de modification : 2026-10-22