Le gouvernement du Yukon a publié une synthèse des résultats qui résume les commentaires des Yukonnaises et des Yukonnais sur leurs connaissances et leur expérience en lien avec le partage non consensuel d’images intimes.
Au total, 232 personnes ont répondu au sondage en ligne entre le 1er juin et le 28 août 2025. Dix autres commentaires écrits ont été reçus.
Voici les principales conclusions :
- La population sait qu’il est criminel de partager des images intimes d’une personne sans son consentement, et 43 % des personnes ayant répondu au sondage ont déclaré avoir été victimes d’une forme ou d’une autre de communication à caractère sexuel non désirée.
- Les gens reconnaissent les répercussions psychologiques néfastes de la violence liée au partage d’images.
- Il faut renforcer l’éducation et la sensibilisation à la cybervictimisation, surtout auprès des jeunes.
- La vie privée des gens doit être respectée et protégée.
- Des mesures de soutien améliorées seraient bénéfiques pour les jeunes victimes d’inconduite à caractère sexuel en ligne.
Les résultats de la consultation ont mis en évidence la nécessité d’établir un parcours clair et discret vers des services et des mesures d’aide sur les plans juridique, social et émotionnel pour les victimes de partage non consensuel d’images intimes.
Ces conclusions aideront le ministère de la Justice à élaborer une législation visant à fournir de meilleurs outils aux victimes du partage non consensuel d’images intimes. Cette législation pourrait notamment prévoir la délivrance rapide d’ordonnances des tribunaux à l’intention des plateformes en ligne afin qu’elles retirent le contenu ainsi que la mise en place de mécanismes permettant de réclamer des dommages-intérêts par voie de poursuites civiles.
Il s’agit d’un sujet délicat et personnel, et de nombreuses raisons complexes peuvent expliquer pourquoi les victimes de tels actes n’osent pas les signaler. La réaction et les commentaires réfléchis du public nous aideront à protéger la population et à veiller à ce que les gens qui s’en prennent ainsi aux autres soient tenus responsables de leurs actes. La population du Yukon mérite que nous fassions preuve de diligence pour apporter des améliorations de sécurité qui protègent tout le monde.
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En mars 2015, le partage non consensuel d’images intimes a été intégré au paragraphe 162.1(1) du Code criminel du Canada.
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Le Code définit une image intime comme « un enregistrement visuel – photographique, filmé, vidéo ou autre – d’une personne, réalisé par tout moyen ».
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Toute personne reconnue coupable d’une infraction au paragraphe 162.1(1) du Code est passible d’une amende ou d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à cinq ans.
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Les statistiques sur la criminalité au Yukon pour 2023 indiquent une hausse des signalements pour partage non consensuel d’images intimes depuis 2015. Entre 2022 et 2023, le nombre d’incidents signalés a augmenté de 15 % au Canada.
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Parmi les personnes ayant participé au sondage, 43 % ont déclaré avoir été victimes d’une forme ou d’une autre de communication à caractère sexuel non désirée, y compris le partage non consensuel d’images intimes en ligne.
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Le renforcement de la sécurité publique est un aspect clé du mandat du gouvernement, qui est déterminé à adopter une loi territoriale pour s’attaquer à ce problème.
Tim Kucharuk
Attaché de presse
Communications
Conseil des ministres
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Zara Soukoroff
Communications
Ministère de la Justice
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